Debussy au piano en 1893 © João Carvalho - 2012
Aujourd'hui Debussy suscite l'admiration. Depuis que le franc n'est plus échangeable, il devient même un objet de collection : les billets à son effigie sont dorénavant parmi les plus cotés !
A sa grande époque, dans les années 1890-1900, il suscitait la division. Ceux qui suivaient les sillons des traditions pouvaient difficilement le comprendre. Pour lui, les idoles du passé importaient peu et pas davantage le suffrage universel. Il voulait être lui-même, composer pour lui-même, inventer la forme qui convenait à ce qu'il cherchait à faire entendre. Debussy était un aristocrate-né sauf qu'il ne se souciait guère des lignées.
Et pas davantage des descendances. "Les debussystes me tuent", confiait-il en souriant. Et il prenait plaisir à courir devant eux. Dès 1905, il surprend ceux qui avaient fini, deux ans plus tôt, par aimer Pélleas et Mélisande en leur donnant La Mer, qui ne ressemble pas du tout à ce qu'ils attendaient. Les vagues de la mer sont poussées par un vent qui vient d'ailleurs. Claude Debussy, même s'il meurt en habit de patriote en 1918, est toujours d'ailleurs.

















Merci pour cette émission et cette belle programmation. Belle initiative en cette 150e anniversaire.
L'invitée-de-l'émission a omis, quand elle a évoqué les idées-politiques de Debussy, de préciser à quel bord il avait appartenu pendant l'Affaire-Dreyfus mais on peut aisément le deviner (puisqu'il était antiboche et que les antifreyfusards croyaient à un complot germano-juif, une thèse que la shoah a rendu absurde-et-obsolète).
Une somme-de-préjugés qui pour autant n'interrompait pas entièrement le travail entre artistes-antisémites et virtuoses-juifs, au sein du microcosme-musical de la Belle-Epoque
Bravo de présenter Debussy pour le grand public
mais il aurait été opportun de présenter les extraits musicaux interprétés par les orchestres maisons ....
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